Stop à certaines soirées professionnelles

J’ai décidé de ne plus aller à certaines soirées professionnelles. Voici pourquoi.

À deux reprises, j’ai vécu ce que j’appelle maintenant, avec un peu de sourire, le plafond de verre social. Et, hasard amusant, les deux fois… lors d’inaugurations de cabinets d’ostéopathie.
(Il faut croire que mon karma aime les tables de manipulation.)

La dernière en date était pourtant pleine de bonnes intentions : j’étais invitée par une ostéopathe que j’apprécie beaucoup, et qui était vraiment fière de me présenter.
Elle connaît mon travail, mon expertise, mon entreprise. Elle sait ce que j’apporte, au quotidien, aux cabinets médicaux.

Mais autour d’elle, l’ambiance était un peu différente.

Au moment de me présenter, lorsque j’ai prononcé le mot “secrétaire”, j’ai senti les regards glisser ailleurs.
Plus vraiment de questions, plus vraiment d’échanges. Comme si mon rôle était… accessoire.
Rien de dramatique, simplement cette sensation discrète mais tenace d’être mise de côté.

Ce n’est pas la première fois que je ressens cela.
Comme si le métier de secrétaire, pourtant essentiel au bon fonctionnement d’un cabinet, n’avait pas toujours sa place dans certaines conversations professionnelles.

Je comprends :
Une secrétaire, ça ne sauve pas des vies, ça ne remet pas des vertèbres en place…
Alors forcément, c’est moins sexy dans une conversation de soignants.
On ne peut pas tout avoir.

Je me suis dit que je n’étais peut-être pas au bon endroit.
Et que ce n’était sans doute pas le moment de sortir mes cartes de visite ou de parler de mon entreprise.

Parce que derrière le mot “secrétaire”, il y a beaucoup plus que ce que l’on imagine.

Oui, je suis secrétaire.
Mais je suis aussi cheffe d’entreprise.
Une petite patronne qui a créé de l’emploi, qui forme, qui accompagne plusieurs cabinets chaque jour.
Je gère des agendas, des urgences, des demandes exigeantes… et souvent, un peu de sérénité pour tout le monde.

Ces deux expériences m’ont simplement appris ceci :

👉 Il y a des endroits où l’on se sent à sa place… et d’autres un peu moins. Et c’est parfaitement OK.

Désormais, je préfère préserver mon énergie et choisir les événements où je peux vraiment échanger, partager, apprendre, bref, être moi-même.

En Conclusion
Je continuerai à exercer mon métier, à développer mon entreprise et à accompagner mes clients avec fierté.

Et à sourire quand on me demande :
« Mais au fond, tu fais quoi exactement ? ».

Spoiler : beaucoup plus qu’on ne l’imagine.